Enquête PISA 2025
Une baisse
des résultats
commune
à l’OCDE,
un relèvement
à poursuivre
Sommaire
1.
Une baisse des résultats dans l’OCDE
qui n’épargne pas la France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3
Ce que mesure PISA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3
Qui a passé PISA ? Une génération charnière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 4
Une tendance de fond dans l’OCDE, à laquelle la France n’échappe pas . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 5
2.
Plusieurs facteurs négatifs expliquent
la baisse de performance en France
comme dans l’OCDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7
L’usage récréatif du numérique dans les établissements et les réseaux sociaux
ont de graves conséquences sur les résultats des élèves . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7
La diminution du suivi de la scolarité par les parents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 9
Le poids des déterminismes sociaux reste important en France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 9
3.
Des fragilités propres au système éducatif français . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 10
Des points d’appui solides pour rebondir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 10
Un diagnostic qui conforte les priorités
déjà engagées pour les élèves plus jeunes . . . . . . . . p. 11
Lutter contre la surexposition aux écrans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 11
4.
Des objectifs annuels d’apprentissage clairs et exigeants depuis la rentrée 2025 . . . . . . . . . .
p. 12
Agir contre la grande difficulté scolaire au collège et au lycée professionnel . . . . . . . . . . . . .
p. 13
Encourager l’excellence et l’ambition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 13
Aider les parents à mieux s’impliquer dans le suivi scolaire de leur enfant . . . . . . . . . . . . . . .
p. 13
Des professeurs mieux formés pour faire progresser les élèves . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 14
Engager le redressement dans la durée
pour revenir dans le groupe de tête
des pays de l’OCDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 15
Replacer la France dans le groupe de tête des pays de l’OCDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 15
Fixer les objectifs au niveau national, redonner aux équipes les moyens d’agir . . . . . . . . . . . .
p. 16
Faire des pratiques efficaces un langage commun . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 16
Adapter le volume et le contenu de la formation continue aux besoins des élèves . . . . . . . .
p. 16
Reconquérir la lecture, les mathématiques et l’attention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 17
Une politique de résultats, tenue dans la durée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 17
1
Les résultats de
PISA 2025 s’inscrivent
dans un recul des
performances scolaires
qui touche la plupart des
pays de l’OCDE.
Ils appellent une réponse
lucide et déterminée :
comprendre les
difficultés, s’appuyer
sur les forces de notre
École et poursuivre les
efforts engagés pour les
générations plus jeunes.
Ce dossier présente
le constat, les réponses
déjà mises en œuvre et
la stratégie de long terme
proposée par le ministre
pour élever le niveau de
tous les élèves.
2
1
Une baisse
des résultats
dans l’OCDE
qui n’épargne
pas la France
PISA 2025 confirme une fragilisation ancienne
des apprentissages dans les pays de l’OCDE. La
France connaît, elle aussi, un nouveau recul en
compréhension de l’écrit et en mathématiques,
tandis que ses résultats restent quasi stables en
sciences.
PISA est une photographie, à un moment donné,
des compétences des jeunes scolarisés âgés de
15 ans. En France, les élèves qui n’ont ni redoublé
ni sauté de classe sont généralement en seconde
générale et technologique ou professionnelle ou
en première année de CAP. L’enquête éclaire ainsi
les forces et les fragilités d’un système éducatif.
Ce que mesure PISA
Complémentaire des évaluations nationales et
des autres enquêtes internationales, PISA met
en regard les acquis des élèves, leurs conditions
d’apprentissage et leur environnement scolaire
et social. La comparaison entre pays aide ainsi à
identifier les leviers de la réussite et à éclairer les
choix de politique éducative.
Tous les trois ans, l’enquête internationale
PISA évalue la capacité des jeunes de 15 ans à
mobiliser leurs connaissances pour comprendre
et résoudre des situations proches de la vie réelle.
Elle ne mesure donc pas la seule maîtrise des
programmes scolaires nationaux. Trois domaines
sont évalués : la culture scientifique, la culture
mathématique et la compréhension de l’écrit.
À chaque édition, par roulement, chacun de
ces trois domaines constitue une « majeure »,
les deux autres étant alors évalués de manière
moins approfondie.
En 2025, les sciences ont constitué le domaine
majeur de l’enquête, après les mathématiques
en 2022. La compréhension de l’écrit et les
mathématiques ont également été évaluées, sur
un nombre beaucoup plus restreint de questions.
Pour la première fois, l’enquête a aussi mesuré la
capacité à apprendre dans un monde numérique.
3
Qui a passé PISA ?
Une génération
charnière
Les élèves évalués en 2025 avaient 15 ans et
étaient principalement scolarisés en seconde
durant l’année scolaire 2024-2025. Leur parcours
permet de comprendre ce que PISA photographie
et ce qu’il ne mesure pas encore.
Étape
Année scolaire
Éléments de situation
Entrée au CP
2015-2016
La politique de dédoublement des CP et CE1 en éducation
prioritaire et les évaluations nationales ne sont pas encore
déployées.
CM1-CM2
2018-2020
Premières actions du Plan mathématiques ; fermeture des
écoles lors de la crise sanitaire au second semestre du CM2.
Entrée au collège
2020-2021
Classe de 6e marquée par les contraintes sanitaires liées au
Covid-19. Le cadre pédagogique est celui issu de la réforme
du collège de 2016. Cette cohorte n’a pas bénéficié en 6e
de l’heure de soutien ou d’approfondissement introduite
en 2023. Elle a pu, en revanche, bénéficier du dispositif
Devoirs faits.
Classe de 3e
2023-2024
Le DNB reposait sur un total de 800 points, répartis à parts
égales entre la maîtrise du socle commun et les épreuves
terminales. Pour rappel, depuis la session 2026, la note
finale est une moyenne sur 20, composée à 60 % des
épreuves terminales et à 40 % du contrôle continu.
Classe de seconde
2024-2025
Passation de PISA au mois de mai, après les choix de
spécialité de première générale.
Elle a, en revanche, traversé deux ruptures
majeures : la crise sanitaire à la fin de l’école
primaire et à l’entrée au collège, et l’explosion
des usages numériques et de la « consommation »
de réseaux sociaux.
La génération évaluée lors de PISA 2025
a été scolarisée dans le cadre issu de la
réforme des rythmes scolaires de 2012 et de
la réforme du collège de 2016. Elle n’a pas
bénéficié des mesures récentes de soutien
aux apprentissages, notamment de l’heure de
soutien ou d’approfondissement en 6e, ni des
groupes de besoin. Ces élèves, entrés au CP en
2015-2016, n’ont pas non plus été concernés
par le dédoublement des classes en éducation
prioritaire ni, plus largement, par les mesures en
faveur des savoirs fondamentaux.
4
Une tendance de
fond dans l’OCDE,
à laquelle la France
n’échappe pas
de 26 points en mathématiques et de 31 points en
compréhension de l’écrit. Le recul est donc plus
marqué dans les deux derniers domaines.
Cette fragilisation était déjà visible lors de la
précédente édition : entre 2018 et 2022, seuls
neuf pays avaient stabilisé leur score moyen en
mathématiques, tous les autres ayant connu une
baisse. Les résultats de 2025 prolongent cette
alerte internationale.
Les résultats de PISA 2025 montrent une baisse
quasi universelle, dans des proportions variables,
des résultats des élèves de l’OCDE. Entre 2015
(dernière évaluation où les sciences constituaient
le domaine majeur) et 2025, la moyenne
de l’OCDE recule de 11 points en sciences,
Cette dégradation des résultats s’accélère depuis
2022.
Évolution de la moyenne OCDE – 24 pays comparables
Domaine
PISA 2015
PISA 2018
PISA 2022
PISA 2025
Sciences
497
(0 pt)
493
(- 4 pts)
491
(- 6 pts)
486
(- 11 pts)
Mathématiques
496
(0 pt)
496
(+ 1 pt)
481
(- 15 pts)
470
(- 26 pts)
Compréhension de l’écrit
497
(0 pt)
492
(- 4 pts)
482
(- 15 pts)
466
(- 31 pts)
Lecture : score moyen de l’OCDE et, entre parenthèses, écart en points par rapport à 2015.
Moyenne à périmètre constant de 24 pays ; scores et écarts arrondis séparément à partir des valeurs non arrondies.
Source : Depp, OCDE-PISA
Les élèves français restent dans la moyenne
de l’OCDE en sciences et en compréhension
de l’écrit. En mathématiques, leur score baisse
davantage que la moyenne de l’OCDE.
La France n’échappe pas à cette tendance
générale. En 2025, les élèves français obtiennent
483 points en sciences, 458 en mathématiques
et 456 en compréhension de l’écrit.
Par rapport à 2022, le score reste quasi stable
en sciences (- 4 points, - 1 place), mais recule en
compréhension de l’écrit (- 18 points, + 1 place)
et en mathématiques (- 16 points, - 8 places).
5
France et OCDE : l’évolution
des résultats sur longue période
OCDE
24 pays
Score moyen (points)
Sciences
Mathématiques
France
Compréhension de l’écrit
520
510
500
490
486
483
480
470
470
460
458
466
456
Source : Depp, OCDE-PISA
En compréhension de l’écrit, les résultats de PISA
2025 confirment par ailleurs la double spécificité
française, avec une part importante d’élèves en
très grande difficulté (environ un élève sur trois se
situe désormais sous le niveau 2) et une baisse de
la part des élèves très performants à 4 %.
6
20
00
20
03
20
06
20
09
20
12
20
15
20
18
20
22
20
25
20
09
20
12
20
15
20
18
20
2
20 2
25
03
06
20
20
20
20
09
20
12
20
15
20
18
20
22
20
25
06
450
2
Plusieurs
facteurs négatifs
expliquent
la baisse de
performance en
France comme
dans l’OCDE
La baisse des performances observée dans
l’OCDE, particulièrement en Europe, s’explique
notamment par des facteurs extérieurs aux
systèmes éducatifs nationaux : l’exposition
croissante aux écrans et aux réseaux sociaux,
l’utilisation du téléphone portable à des fins
de loisirs dans les établissements et le recul
du suivi de la scolarité par les parents. Ces
transformations communes ont un poids
considérable sur les conditions d’apprentissage.
L’usage récréatif
du numérique dans
les établissements
et les réseaux
sociaux ont
de graves
conséquences
sur les résultats
des élèves
Au-delà des questions permettant d’évaluer
leurs compétences, PISA interroge les élèves sur
leurs conditions d’apprentissage et sur certains
éléments de leur mode de vie.
PISA met en évidence une place croissante des
réseaux sociaux dans le quotidien des élèves :
entre 2022 et 2025, la proportion de ceux qui
déclarent les consulter plus d’une heure par jour
en semaine a augmenté de près de 6 points de
pourcentage. L’OCDE alerte sur les risques de la
consultation rapide des contenus pour la lecture
de textes complexes et le maintien de l’attention.
7
Score en sciences selon l’usage récréatif
du numérique à l’école
Score corrigé du profil
socio-économique
Score
brut
500
Note : après correction du profil
socio-économique, environ 24 points
d’écart entre ? jusqu’à 1 h ?
et ? de 2 à 3 h ?.
480
460
440
420
Aucun
(36 %)
Jusqu’à 1 h
(33 %)
De 1 à 2 h
(14 %)
De 2 à 3 h
(7 %)
De 3 à 5 h
(5 %)
De 5 à 7 h
(2 %)
Plus de 7 h
(2 %)
Lecture : score moyen en sciences selon le temps quotidien consacré aux loisirs numériques à l’école.
Source : OCDE, PISA 2025
En France, 26 % des élèves déclarent être
distraits par les appareils numériques pendant
la plupart ou la totalité des cours de sciences.
Cette distraction est associée à un écart de
24 points en sciences après prise en compte du
profil socio-économique. À l’échelle de l’OCDE,
les interdictions de téléphone et les règles claires
d’usage sont associées à une moindre distraction.
PISA met en évidence une relation nette entre
l’usage récréatif des outils numériques à l’école,
la distraction et la performance. Dans les pays de
l’OCDE, les élèves qui consacrent de deux à trois
heures par jour aux loisirs numériques à l’école
obtiennent, après prise en compte du milieu
social, un score en sciences inférieur d’environ
24 points à celui des élèves qui y consacrent
au plus une heure. À titre indicatif, une baisse
de 20 à 30 points correspond à la perte d’une
année scolaire.
8
France : ainsi 49 % des élèves en France (contre
58 % dans l’OCDE) déclarent que leurs parents
ou tuteurs s’intéressent au moins une fois par
semaine à ce qu’ils apprennent en classe. Ils
étaient 63 % en 2022 (66 % dans l’OCDE). Les
gestes les plus simples comptent : dans l’OCDE, le
fait qu’un parent demande au moins une fois par
semaine à son enfant ce qu’il a fait à l’école est
associé à un avantage de 26 points en sciences,
même après prise en compte du milieu social.
La diminution du
suivi de la scolarité
par les parents
En France, comme dans la plupart des pays de
l’OCDE, les élèves déclarent en 2025 bénéficier
d’un soutien familial moins important qu’en
2022. La baisse est particulièrement marquée en
Soutien familial et résultats en sciences
Écarts de score associés à des échanges au moins une fois par semaine
Moyenne OCDE, PISA 2025, après prise en compte du milieu social
Demander à son enfant
ce qu’il a fait à l’école
dans la journée
+ 26
S’intéresser à ce qu’il
apprend en classe
+ 14
Discuter avec lui
de ses résultats scolaires
+ 14
Parler avec lui des problèmes
qu’il rencontre à l’école
Parler avec lui de
la suite de ses études
+1
-3
–5
0
5
10
15
20
25
30
Écart de score en sciences (points)
Le poids des
déterminismes
sociaux reste
important en France
effet sur les résultats en mathématiques, observée
entre 2012 et 2022, constitue néanmoins un point
d’appui. Elle montre que les trajectoires peuvent
évoluer et que les inégalités scolaires ne sont pas
une fatalité.
En 2025, l’origine sociale reste fortement liée aux
résultats scolaires en France. La réduction de son
9
Des fragilités
propres au système
éducatif français
Des points d’appui
solides pour
rebondir
Des objectifs d’apprentissage
trop peu explicites et mesurables
La stabilité en sciences constitue le premier
point d’appui. Près de trois quarts des élèves
français y atteignent au moins le niveau 2, une
proportion très proche de la moyenne de l’OCDE.
Ils obtiennent des performances supérieures à
cette moyenne en sciences de l’environnement
et leurs résultats en résolution de problèmes
informatiques se situent dans l’ordre de grandeur
attendu au regard de leur niveau en sciences.
Le profil des élèves français fait apparaître une
difficulté à se fixer des objectifs d’apprentissage.
Ce constat renvoie aussi à la place insuffisante
donnée à des objectifs précis et mesurables : les
élèves et leurs familles doivent pouvoir identifier
clairement ce qui est attendu et les progrès
accomplis.
Leur rapport aux apprentissages offre également
des ressources : les élèves français se distinguent
positivement par leur curiosité, leur persévérance,
la valeur qu’ils accordent à l’école et leur
conviction que l’effort permet de progresser.
À l’inverse, leur capacité à se fixer des objectifs
et à demander de l’aide apparaît plus fragile.
L’enjeu n’est donc pas seulement de restaurer
la confiance : il est de mieux transformer ces
dispositions positives en apprentissages effectifs.
Une relation pédagogique dans laquelle
les élèves demandent trop peu d’aide
Les élèves français sollicitent peu d’aide, alors
même que leur curiosité et leur persévérance
constituent des atouts. Cette difficulté à
demander une explication peut laisser s’installer
les incompréhensions. Elle souligne l’importance
d’une relation de confiance dans laquelle chacun
ose poser des questions et dire ce qu’il n’a pas
compris.
Les éditions antérieures montrent aussi des forces
durables et des progrès possibles. En 2018, les
élèves français dépassaient la moyenne de l’OCDE
dans les trois processus de compréhension
de l’écrit, avec un avantage particulièrement
net pour « localiser l’information » (496 points
contre 487). En 2022, ils restaient au-dessus de
l’OCDE pour « interpréter » en mathématiques
(482 points contre 474), un point fort déjà
observé en 2012, et rejoignaient la moyenne pour
« formuler ».
En France, le soutien des professeurs perçu par
les élèves reste inférieur à la moyenne de l’OCDE.
Il est pourtant associé à de meilleurs résultats :
une hausse d’un point de l’indice de soutien
correspond à un score en sciences supérieur
d’environ 7 points, après prise en compte du
profil socio-économique des élèves et des
établissements. Les élèves qui se sentent soutenus
par leurs professeurs relient également davantage
leur curiosité à des objectifs d’apprentissage.
Certains indicateurs se sont améliorés en
parallèle : en 2022, l’anxiété des élèves français
face aux mathématiques, en baisse, avait rejoint
la moyenne de l’OCDE, alors qu’elle était parmi
les plus fortes dix ans auparavant. L’effet du
milieu social sur le score en mathématiques avait
également diminué davantage en France que
dans tout autre pays entre 2012 et 2022, même
s’il restait supérieur à la moyenne de l’OCDE. Ces
évolutions montrent que les trajectoires ne sont
pas irréversibles.
Un climat scolaire dans la classe plus dégradé
que dans le reste de l’OCDE
En 2025, près d’un élève français sur deux (47 %)
déclare qu’il y a du bruit ou du désordre dans
la plupart ou la totalité des cours de sciences,
contre 31 % en moyenne dans l’OCDE. L’écart
atteint 16 points de pourcentage. La France figure
parmi les pays où ces perturbations sont les plus
fréquemment signalées.
Ces perturbations fragilisent l’attention et
réduisent le temps disponible pour apprendre.
Garantir un climat de classe serein constitue donc
une priorité pédagogique et éducative : c’est
donner aux professeurs les conditions nécessaires
pour enseigner et à chaque élève la possibilité de
se concentrer, de participer et de progresser.
10
3
Un diagnostic
qui conforte
les priorités déjà
engagées pour
les élèves plus
jeunes
Lutter contre
la surexposition
aux écrans
PISA ne dicte pas, à lui seul, une politique
éducative. Ses résultats confortent toutefois
les priorités des mesures adoptées au cours des
dernières années et des derniers mois, dont
bénéficient déjà les générations plus jeunes.
PISA met en évidence le lien majeur entre
distraction numérique et moindre performance.
Préserver les facultés de concentration des élèves
est donc une condition de leur réussite, autant
qu’un enjeu de santé et de vie collective.
Bien avant ces résultats, la France a décidé
d’interdire le téléphone portable au lycée. C’est
également le sens de l’action du Gouvernement
en faveur de l’interdiction des réseaux sociaux
aux moins de 15 ans.
Ces mesures apportent des réponses aux fragilités
mises en évidence par l’enquête :
– préserver les facultés intellectuelles et de
concentration, grâce à la limitation des usages
numériques et à l’interdiction du téléphone
portable désormais étendue au lycée ;
– donner des repères clairs, avec des
programmes rénovés et des objectifs
d’apprentissage annuels dont le niveau
d’exigence a été rehaussé ;
– renforcer la maîtrise du langage et
du raisonnement scientifique, au cœur
des apprentissages ;
– agir à la fois contre la grande difficulté scolaire
et pour l’excellence ;
– renforcer l’implication des parents dans le suivi
scolaire de leur enfant ;
– mieux former les professeurs, dès la
préparation au métier et tout au long
de leur carrière.
Une scolarité sans téléphone portable,
de l’école au lycée
Depuis la rentrée 2026, l’interdiction du
téléphone portable s’étend au lycée. Elle protège
le temps consacré aux apprentissages et favorise
les échanges entre élèves. Elle contribue aussi à
prévenir le cyberharcèlement et l’exposition à des
contenus violents.
La loi visant à protéger les mineurs des risques liés
aux réseaux sociaux étend aux lycées l’interdiction
de l’utilisation du téléphone portable et des
objets connectés, déjà applicable depuis 2018
dans les écoles et les collèges, sous réserve
d’éventuels aménagements mis en place par le
règlement intérieur de chaque établissement.
11
objectifs d’apprentissage annuels, dont l’exigence
a été renforcée.
Elle garantit ainsi que le temps scolaire reste
d’abord celui des apprentissages et de la vie
collective.
Les nouveaux programmes fixent ainsi des
objectifs précis pour chaque année et s’appuient
sur des méthodes étayées par la recherche.
Certaines notions, comme les fractions, sont
abordées plus tôt pour en améliorer la maîtrise.
La loi prévoit également que chaque projet
d’école ou d’établissement précise les
règles d’usage du numérique et les actions
de sensibilisation destinées aux élèves, aux
personnels et aux parents.
Ces objectifs annuels sont articulés avec les
évaluations nationales, afin de repérer plus tôt
les difficultés et d’adapter les enseignements.
La déconnexion se déploie aussi en dehors des
cours. La suspension des mises à jour des espaces
numériques de travail (ENT) et des logiciels de
vie scolaire le soir et le week-end vise à réduire la
pression sur les élèves et les familles.
En janvier 2026, la suspension entre 20 h
et 7 h était appliquée dans 62 % des collèges
et plus de 50 % des lycées.
La maîtrise du langage et du raisonnement
scientifique, priorités pédagogiques de la
maternelle à la terminale
Le recul en compréhension de l’écrit et en
mathématiques confirme l’importance de deux
priorités pédagogiques : maîtriser le langage
pour comprendre, réfléchir et s’exprimer ;
savoir raisonner pour résoudre un problème et
justifier une réponse. Ces exigences doivent être
travaillées dans la durée et rendues explicites
pour les élèves. C’est pour cette raison qu’elles
constituent les deux priorités pédagogiques
fixées par le ministre de la maternelle jusqu’à la
terminale :
– la qualité de l’expression est désormais évaluée
dans toutes les disciplines ;
– les objectifs des épreuves des examens
doivent également être clarifiés et renforcés.
Les décisions déjà prises pour la session 2027
prévoient ainsi de préciser, dès le début
de l’année scolaire, la place des qualités
rédactionnelles dans chaque épreuve et de la
faire connaître aux professeurs, aux élèves et
aux familles ;
– depuis la session 2026, le diplôme national
du brevet accorde une place renforcée aux
épreuves terminales, qui représentent 60 %
de la note finale, contre 40 % pour le contrôle
continu ;
– enfin, en juin 2026, les élèves de 1re des voies
générale et technologique ont passé, pour
la première fois, une épreuve anticipée de
mathématiques, au titre du baccalauréat 2027.
Elle évalue les automatismes, le raisonnement
et la résolution de problèmes, afin de garantir à
chaque bachelier un socle mathématique utile
pour ses études, sa vie personnelle et sa vie
professionnelle.
Développer des alternatives aux écrans
La lecture, les pratiques artistiques et le sport
offrent des alternatives concrètes aux écrans.
Les établissements peuvent notamment :
– développer la lecture, les chorales, les
résidences artistiques et la participation
au dispositif Ma classe au cinéma ;
– s’appuyer sur les associations sportives
scolaires et sur le dispositif Deux heures de
sport en plus au collège, relancé à la rentrée
2026 pour les élèves éloignés de la pratique
sportive.
Des objectifs
annuels
d’apprentissage
clairs et exigeants
depuis la rentrée
2025
Des programmes rénovés
et des objectifs annuels clairs
Jusqu’à la refonte des programmes engagée en
2024, les programmes reposaient sur la notion
de cycles de trois ans, et ne fixaient d’objectifs
d’apprentissage qu’à cet horizon. Autrement dit,
pour un élève de CP, les objectifs d’apprentissage
étaient globalisés au terme des trois années de
CP, CE1 et CE2. Cette situation a conduit à un
décalage dans le temps des apprentissages.
Les nouveaux programmes de la maternelle au
collège, qui entrent en vigueur progressivement
depuis la rentrée 2025, comportent désormais des
12
Agir contre la
grande difficulté
scolaire au collège
et au lycée
professionnel
Encourager
l’excellence
et l’ambition
Les Chams : donner le goût des sciences
Le recul de la part des élèves très performants
appelle aussi à cultiver les talents. Depuis la
rentrée 2025, les classes à horaires aménagés en
mathématiques et en sciences (Chams) proposent
un enseignement renforcé pour développer
le goût des sciences et ouvrir les parcours
scientifiques à toutes et à tous.
Face à la progression du nombre d’élèves en
difficulté relevée par PISA comme par les
évaluations nationales, la démarche Collèges
en progrès apporte une réponse adaptée aux
besoins de 800 collèges identifiés comme étant
particulièrement confrontés à la grande difficulté
scolaire. Elle permet aux équipes pédagogiques
de choisir et de conduire les actions les plus utiles
à leurs élèves.
En lien avec des partenaires de la recherche
et de l’ingénierie, les élèves y approfondissent
leurs connaissances et pratiquent la démarche
scientifique. Les Chams offrent un cadre propice
à la réussite, à la diversité et à l’égalité entre les
filles et les garçons. Après une expérimentation
dans 43 collèges en 2025-2026, plus de
300 établissements sont désormais engagés sur
l’ensemble du territoire.
Depuis janvier 2026, ces établissements ont
établi, avec l’appui d’équipes académiques, un
diagnostic de leurs besoins et un plan d’actions
centré notamment sur la maîtrise de la langue
et le raisonnement scientifique. Les professeurs
bénéficient d’un appui renforcé et de formations
afin de mettre en œuvre des méthodes
d’enseignement dont l’efficacité est étayée par
la recherche.
La création du concours général du collège
À compter de l’année scolaire 2026-2027,
le concours général du collège permet aux élèves
de 3e d’aller plus loin et de faire reconnaître
leurs talents dans cinq champs disciplinaires.
Il complète les concours généraux des lycées et
des métiers et doit être accessible dans tous les
territoires, à tous les profils d’élèves, avec une
attention particulière portée à la parité.
Il s’agit également d’agir sur le climat scolaire dès
lors qu’il freine les apprentissages : les élèves ne
peuvent véritablement progresser que dans un
cadre serein, propice à leur engagement.
Déployée sur trois ans, la démarche doit
permettre de consolider les pratiques engagées et
d’en mesurer les effets sur la réussite des élèves.
Des enseignements en groupes réduits
dans la voie professionnelle
Aider les parents à
mieux s’impliquer
dans le suivi scolaire
de leur enfant
Dans la voie professionnelle, les enseignements
en groupes à effectifs réduits permettent de
mieux accompagner les élèves et de cibler leurs
difficultés, dans les matières générales comme
dans les enseignements professionnels :
– en baccalauréat professionnel, des moyens
supplémentaires permettent d’organiser
ces groupes ; ils représentent par exemple
16 heures par semaine pour une classe de
seconde ou de première comptant 20 élèves en
filière de production ou 24 en filière de services ;
– en CAP, 55 % des heures d’enseignement sont
réalisées en groupes à effectifs réduits ;
– la co-intervention permet à un professeur
d’enseignement général et à un professeur
d’enseignement professionnel d’intervenir
ensemble dans la classe pour mieux
accompagner les élèves.
Le recul du soutien familial observé dans PISA
confirme la nécessité de renforcer les liens entre
l’École et les parents. De la maternelle au lycée,
un dialogue régulier permet de mieux comprendre
les attentes scolaires et d’accompagner les
progrès de l’enfant.
13
La formation initiale s’organise sur cinq ans : trois
années de licence, puis deux années de formation
après le concours, désormais accessible à bac + 3.
Les lauréats poursuivent leur formation au sein
d’un institut national supérieur du professorat et
de l’éducation (Inspé). Pour les futurs professeurs
des écoles, la nouvelle licence Professorat
des écoles prépare, dès le début des études
supérieures, aux disciplines qu’ils enseigneront.
À la rentrée 2026, le ministère fait du
renforcement de la relation entre l’École et
les familles une priorité. L’objectif est double :
consolider la confiance et mieux faire comprendre
les attentes de l’institution. Ce partenariat repose
sur les droits et les devoirs de chacun, notamment
sur le respect dû aux professeurs en tant que
figures d’autorité.
La charte Parents-École, mise à disposition à la
rentrée 2026, sera affichée dans toutes les écoles
et tous les établissements scolaires et signée par
les familles, aux côtés de la charte de la laïcité
à l’École et de la charte pour l’éducation à la
citoyenneté numérique.
La rentrée 2026 concrétise cette réforme
et s’appuie sur des recrutements en nette
progression. Dans l’enseignement public,
les inscriptions aux concours externes
augmentent de 76,6 % par rapport à 2025.
Au total, 24 351 candidats sont admis, soit une
hausse de 50 %, avec 40,2 % de postes ouverts
supplémentaires. Dans le premier degré, 98,5 %
des postes sont pourvus, contre 92,1 % en 2025.
Cette charte donne des repères communs aux
familles et aux équipes éducatives, au service d’un
climat scolaire serein et des apprentissages.
Plans français et mathématiques : une formation
continue ancrée dans les besoins des élèves
Des professeurs
mieux formés pour
faire progresser
les élèves
Depuis 2020, près de 90 % des professeurs
des écoles ont suivi un parcours structuré de
formation en français et en mathématiques.
Pour la période 2026-2030, le cadre prévu
garantit déjà à chacun au moins 72 heures
de formation : 24 heures en mathématiques,
24 heures en français et 24 heures dans d’autres
domaines, notamment les sciences. Les parcours
s’appuieront sur les besoins observés dans les
écoles et sur les résultats des évaluations des
élèves.
PISA souligne le rôle du soutien apporté par les
professeurs dans la réussite des élèves. Deux
leviers sont déjà mobilisés pour les accompagner :
une formation initiale plus progressive et une
formation continue davantage centrée sur les
besoins observés en classe.
Une formation initiale plus progressive,
plus proche du métier
Mieux former les professeurs, c’est leur donner
les moyens de faire progresser davantage leurs
élèves. La réforme prépare plus tôt au métier et
renforce la maîtrise des disciplines comme celle
des pratiques d’enseignement.
14
4
Engager le
redressement
dans la durée
pour revenir
dans le groupe
de tête des pays
de l’OCDE
très performants. Elle doit être partagée par
l’ensemble de la communauté éducative et
poursuivie dans la durée.
Face aux résultats de PISA 2025, le ministère
engage une nouvelle étape pour élever
durablement le niveau des élèves. Les mesures
déjà mises en œuvre constituent des points
d’appui. Il faut désormais aller plus loin : fixer une
ambition nationale mesurable, rendre les objectifs
d’apprentissage clairs pour tous, renforcer
les moyens d’action des équipes et mieux
accompagner les élèves. Cette stratégie associe
des décisions immédiates et des transformations
à conduire dans la durée.
Les progrès seront suivis à partir d’indicateurs
simples et publics : résultats aux évaluations
nationales et internationales, part des élèves
maîtrisant les compétences attendues, part des
élèves très performants et écarts liés à l’origine
sociale. Leur publication régulière permettra de
conforter, de corriger ou d’amplifier les politiques
engagées selon leurs résultats.
Des objectifs d’apprentissage clairs
pour chaque élève et chaque famille
Replacer la France
dans le groupe de
tête des pays de
l’OCDE
Les programmes comportent désormais
des objectifs annuels, mais ces objectifs
d’apprentissage restent flous ou peu connus
pour les élèves et les familles.
Au retour des vacances de la Toussaint 2026,
chaque famille recevra un document d’une page
présentant, dans un langage simple, les principaux
objectifs d’apprentissage de l’année de son
enfant. À partir de septembre 2027, ce document
sera remis chaque année dès la rentrée scolaire.
La France doit se doter d’un objectif clair :
revenir parmi les premiers pays d’Europe et de
l’OCDE d’ici le cycle PISA 2033, en dépassant la
moyenne dès 2029. L’objectif est de progresser
de 20 points d’ici 2029, soit l’équivalent d’une
année d’apprentissage. Cette ambition suppose
à la fois de réduire fortement la part des élèves
en difficulté et d’augmenter celle des élèves
15
Au collège, les équipes disposent d’une marge
de trois heures par division pour adapter
l’organisation des enseignements aux besoins
des élèves, contre douze heures au lycée. Ces
moyens d’autonomie doivent être augmentés
fortement, en mobilisant une partie des marges
dégagées par la baisse du nombre d’élèves du fait
de la chute démographique. Pour être pleinement
efficace, cette hausse devrait être de l’ordre de
50 % sur les cinq prochaines années, les ressources
ainsi attribuées ayant vocation à consolider les
dispositifs de soutien et les options.
Il indiquera concrètement ce que l’élève doit
connaître et savoir faire à la fin de l’année. Élèves,
parents et professeurs disposeront ainsi de
repères communs pour comprendre les attentes,
suivre les progrès et repérer les difficultés.
Des repères concrets :
deux exemples au CP
En français : lire seul un texte court et
pouvoir expliquer ce qu’il raconte. Les
parents pourront, par exemple, demander
à leur enfant de raconter avec ses mots ce
qu’il vient de lire.
Faire des pratiques
efficaces un langage
commun
En mathématiques : comprendre comment
un nombre se compose et se décompose.
Par exemple, savoir que 14, c’est une
dizaine et quatre unités, ou encore 10 + 4,
et pouvoir le montrer avec des objets ou
un dessin.
La recherche et l’expérience dans les classes
montrent l’efficacité de pratiques pédagogiques
éprouvées : expliquer la règle et le raisonnement,
montrer comment faire, faire pratiquer les
élèves, vérifier régulièrement leur compréhension
et reprendre sans attendre ce qui n’est pas
acquis. La pédagogie explicite doit occuper
une place centrale dans la formation et dans
l’accompagnement des professeurs.
Des exigences explicites jusqu’aux examens
Dès la mi-septembre 2026, les règles de notation
de chaque discipline au diplôme national du
brevet et au baccalauréat seront publiées et
accessibles à tous, notamment pour préciser le
niveau de langue attendu. Cette clarification
met en œuvre les décisions prises par le ministre
cet été. De nouveaux exemples de sujets du
brevet, les « sujets zéro », rendront également le
degré d’exigence des épreuves plus concret et
permettront aux élèves de s’y préparer tout au
long de l’année.
Le ministre rencontrera prochainement les
directeurs des instituts nationaux supérieurs du
professorat et de l’éducation (Inspé) pour que
la formation des professeurs stagiaires s’appuie
pleinement sur les pratiques dont l’efficacité
est étayée par la recherche. Cette orientation
guidera aussi la formation continue, les ressources
pédagogiques et l’accompagnement par les corps
d’inspection.
Fixer les objectifs
au niveau national,
redonner aux
équipes les moyens
d’agir
Adapter le volume
et le contenu de la
formation continue
aux besoins des
élèves
Le collège français a trop longtemps associé des
objectifs d’apprentissage insuffisamment précis
à une organisation pédagogique très contrainte.
Il est nécessaire d’inverser cette logique : les
objectifs à atteindre sont fixés au niveau national,
mais il appartient aux équipes de choisir, au plus
près des élèves, les organisations et les formes
d’accompagnement les plus efficaces pour y
parvenir.
Dans le premier degré, dans le cadre des
« 108 heures », les professeurs disposent d’un
volume obligatoire de 18 heures annuelles de
formation continue. Ce volume est le même
quel que soit le niveau d’ancienneté des
professeurs, leur expérience ou leurs conditions
d’enseignement. L’objectif est de permettre
16
d’adapter ce volume aux besoins, jusqu’à
36 heures annuelles, au sein des 108 heures.
Achever la déconnexion numérique
en dehors des cours
La formation continue des professeurs,
notamment du second degré, doit également
mieux répondre aux besoins exprimés par le
terrain. Les formations d’initiative locale ont ainsi
vocation à devenir majoritaires. Dans ce cadre,
les demandes de formation des 800 Collèges
en progrès seront systématiquement priorisées.
Les formations partiront des besoins observés
dans les classes et des résultats des évaluations
pour aider les professeurs à faire progresser
chaque élève, notamment en français et en
mathématiques.
Après l’extension de l’interdiction du téléphone
portable au lycée, la protection de l’attention
doit se poursuivre en dehors du temps scolaire.
La suspension des mises à jour des espaces
numériques de travail (ENT) et des logiciels de vie
scolaire entre 20 h et 7 h, ainsi que le week-end,
sera généralisée à tous les collèges et lycées. Cet
objectif sera atteint d’ici la fin de l’année scolaire
2026-2027, selon des modalités à discuter avec les
représentants des chefs d’établissement.
Une politique de
résultats, tenue
dans la durée
Reconquérir
la lecture, les
mathématiques
et l’attention
Le redressement se construit dans les classes
et dans la durée. Il repose sur des objectifs
explicites, des professeurs mieux formés, des
équipes responsabilisées, des parents pleinement
associés et une attention protégée. Ces leviers
doivent avancer ensemble, avec une exigence
constante de résultats.
Faire vivre la lecture au-delà du temps de classe
Les progrès dans l’apprentissage de la lecture
à l’école primaire doivent se prolonger dans la
pratique personnelle, qui recule souvent à l’entrée
au collège avec l’exposition croissante aux écrans.
Beaucoup de familles souhaitent faire lire leurs
enfants et ont besoin de conseils pour choisir des
ouvrages adaptés.
Les résultats de PISA 2025 sont une alerte, mais
ils ne sont pas une fatalité. Les points d’appui
existent et les premières décisions sont engagées.
La responsabilité collective est désormais
de poursuivre et d’amplifier cet effort pour
permettre à chaque élève de progresser et à la
France de retrouver sa place parmi les systèmes
éducatifs les plus performants.
À compter des vacances de la Toussaint 2026,
puis avant chaque période de vacances scolaires,
des listes de lectures recommandées seront mises
à disposition par niveau. Elles proposeront des
ouvrages variés et accessibles pour donner ou
redonner le goût de lire, tout en faisant découvrir
des œuvres qui contribuent à construire une
culture commune.
Expérimenter la labellisation des manuels
La labellisation des manuels, mesure issue du
Choc des savoirs dont la mise en œuvre avait été
interrompue en 2024, sera expérimentée pour les
livres de lecture et de mathématiques en CP et en
CE1. Elle donnera aux professeurs des repères sur
la conformité des ouvrages aux programmes et
aux connaissances établies sur les apprentissages.
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education.gouv.fr
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